Salle des nouvelles
Le 29 août 2008
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
À la recherche de la réalité: Ritz et l’ACIA laissent les Canadiens et Canadiennes dans l’obscurité totale!
Le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, et les responsables de l’Agence canadienne d’inspection des aliments ont essayé de persuader les Canadiens que tout va bien dans le système d’inspection des aliments au lendemain d’intoxications d’origine alimentaire.
Nous voulons que les Canadiens soient persuadés que tout va bien… Mais malheureusement tel n’est pas le cas.
Lors de conférences de presse ces deux derniers jours, le ministre et ses responsables ont trompé les Canadiens en faisant de fausses déclarations qui méritent d’être rectifiées. Du fait que les enjeux sont très élevés, les Canadiens doivent connaître la vérité.Mensonge no1: L’ACIA a embauché 200nouveaux inspecteurs, dont 175travaillent à l’inspection des viandes.
Le ministre Ritz n’a cessé de répéter, pour rassurer les Canadiens, que le gouvernement a embauché 200nouveaux inspecteurs, ajoutant que la plupart d’entre eux, voire l’intégralité, supervisent l’industrie de la transformation des viandes. Lors de la conférence de presse d’hier, les responsables de l’ACIA ont répété cette déclaration:
Paul Mayers, vice-président associé intérimaire, Programmes de l’ACIA:
«À propos de la dotation en personnel dont il a été question, sachez que nous avons ajouté un très grand nombre de nouveaux inspecteurs des viandes ces deux dernières années.
Question: Combien?
Paul Mayers: 175.
Question: Dans les établissements de transformation?
Paul Mayers: À l’inspection des viandes. Je ne peux pas dire qu’ils sont tous dans le domaine de la transformation des viandes parce que je ne sais pas si tel est le cas.
Dans la réalité, la part du lion des nouveaux employés embauchés concerne les programmes autres que l’inspection des viandes, par exemple ceux des espèces exotiques envahissantes pour traiter de plusieurs espèces à problèmes, notamment: le nématode à kyste de la pomme de terre, le longicorne asiatique, l’encre des chênes rouges, l’agrile du frêne, le pyrale brun pâle de la pomme. En outre, de nouveaux employés ont été affectés aux programmes d’aliments pour les animaux. Aucun de ces deux programmes n’a quelque chose à voir avec l’inspection des viandes ou des aliments, comme voudraient le faire croire le ministre et ses responsables.
Cela vient des observations des inspecteurs et inspectrices qui travaillent sur le terrain et qui savent que les personnes nouvellement embauchées ne travaillent pas à l’inspection des viandes. Ce courriel a été reçu dans la nuit:«En réponse aux 200 inspecteurs embauchés, je sais pertinemment que 75d’entre eux l’ont été ce printemps comme étudiants d’été pour prendre des échantillons pour vérifier la présence du NKPT dans les champs de pommes de terre autour d’Edmonton.»
Il y a aussi une grosse différence dans le nombre de postes et le nombre réel d’employés. D’après un message d’un inspecteur, on peut lire ce qui suit:
«Deux cent nouveaux inspecteurs? Cela est intéressant du fait que les personnes nouvellement embauchées ont dû faire face au taux d’usure naturelle des effectifs par départ et par retraite, en ont assez et sont parties, et ont pris un congé d’AI. Je me demande s’il s’agit d’employés occasionnels, d’étudiants ou de saisonniers? Que peut-on dire de l’augmentation des services pour les opérations 24/7 – 200 personnes, cela ne suffit même pas à faire face à l’évolution de la production ni aux besoins de services depuis 2006.»
Mensonge no 2: Les nouveaux protocoles d’inspection ont été mis en place sans problèmes ni préoccupations de la part du Syndicat des inspecteurs et inspectrices.
Mercredi, le ministre Ritz prétendait avoir le soutien du syndicat pour les nouveaux protocoles d’inspection:
L’honorable Gerry Ritz: «En fait, le système ARMPC et à partir de cela le système de vérification de la conformité sont bien acceptés par le syndicat.»
Hier, un responsable de l’ACIA prétendait qu’il y avait eu des consultations avec le Syndicat des inspecteurs et inspectrices pour aplanir les problèmes causés par les nouveaux programmes:
Paul Mayers: «… Je peux dire que le processus d’élaboration et de mise en application de l’approche en matière d’inspection a fait l’objet de consultations avec notre personnel, avec les syndicats représentant nos employés…».
En fait, des avertissements sur la charge de travail lors de la mise à l’essai du nouveau programme SVC ont été ignorés par l’ACIA, et les demandes pour discuter des préoccupations du Syndicat des inspecteurs et inspectrices au niveau national l’ont aussi été.
Les inquiétudes en matière de dotation ont été soulevées à la réunion du Comité syndical-patronal au niveau local de la grande région de Toronto lors du projet pilote d’avril2008.
Voici un extrait du procès-verbal de la réunion du CCSP de la région centrale du 17avril2008:
SVC - A. Santucci (dirigeant syndical local) a fait part de l’inquiétude que lui suscite le fait que la mise en place du SVC aux petits établissements a augmenté les besoins de dotation. Les employés doivent maintenant exécuter leurs fonctions régulières en plus du SVC.
Au niveau national, un Comité de consultation sur la modernisation de l’inspection a été créé. Sa première et seule réunion a eu lieu en janvier2008. Une autre réunion qui avait été promise en avril n’a jamais eu lieu et les demandes d’autres réunions faites par le Syndicat de l’Agriculture sont restées sans réponse.
Le 11juin, un dirigeant syndical a écrit au DrArsenault, chef de la mise en application du SVC, pour lui rappeler la promesse d’une réunion en avril et demander une autre possibilité de discuter des questions touchant le SVC, dont la dotation.
Aucune réponse n’a été faite à cette demande.
Le 17 juin, le même dirigeant syndical a envoyé une autre demande de réunion. Là encore, le DrArsenault n’y a pas répondu.
Enfin, le 13 août, à la veille de la crise actuelle, le DrArsenault a offert une réunion.Mensonge no 3: Bob Kingston n’est pas un inspecteur de l’ACIA
À la conférence de presse d’hier, le ministre Ritz s’est attaqué à la crédibilité du président du Syndicat des inspecteurs et inspectrices, Bob Kingston:
L’honorable Gerry Ritz: «…M.Kingston et moi avons quelque chose en commun, nous n’avons jamais été des inspecteurs. Je vais laisser cette question à Garfield qui a passé 10ans comme inspecteur et deux ans comme superviseur des inspecteurs.»
Question: Je croyais qu’il avait été inspecteur.
L’honorable Gerry Ritz: Non.
En fait, M.Kingston est un superviseur de l’inspection en congé de l’ACIA. Avant de prendre un congé pour occuper un poste de dirigeant syndical élu, Bob Kingston a passé 25ans comme inspecteur de l’ACIA et d’Agriculture Canada, dont 15ans comme superviseur multisectoriel, poste d’inspecteur de niveau supérieur. M.Kingston est toujours un employé de M.Ritz.
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Pour renseignements: Jim Thompson 613-447-9592


