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Le 20 janvier 2009
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Les inspecteurs et inspectrices demandent la tenue d’ne enquête sur la salubrité des aliments

Ottawa – Le syndicat qui représente des inspecteurs et inspectrices des aliments du Canada exhortent les parlementaires à prendre l’initiative et à procéder à une enquête sur l’épidémie de listériose de l’été dernier qui a entraîné le décès d’au moins 20 Canadiens et Canadiennes qui avaient consommé des viandes froides contaminées de la marque Maple Leaf.

« Nous accueillons avec réserve la nomination aujourd’hui de Sheila Weatherill pour mener l’enquête du Premier ministre sur l’épidémie en question. Nous exprimons des réserves du fait que, même si elle est parfaitement qualifiée pour cette tâche, elle ne disposera que de la moitié des outils dont elle a pourtant besoin pour aller au fond de cette tragédie parce qu’elle n’a pas les pouvoirs nécessaires d’exiger des preuves et de citer des témoins à comparaître», a déclaré Bob Kingston, président du Syndicat de l’Agriculture de l’AFPC.

Le syndicat des inspecteurs et inspectrices s’inquiète du plan du gouvernement  à faire de l’enquête un exercice masqué.

« Le travail de Madame Weatherill se fera sous le couvert d’un embargo médiatique. Ce n’est qu’une fois approuvé par le gouvernement que son rapport sera rendu public », a ajouté Bob Kingston.

Bob Kingston demande un examen parlementaire des événements liés à l’épidémie de listériose et aussi du système de salubrité des aliments du Canada. Dans une lettre récemment envoyée aux député(e)s qui seront membres du Comité de l’agriculture et de l’agroalimentaire de la Chambre des communes, M. Kingston écrit :

« Je vous fais parvenir la présente pour vous exhorter, vous et vos collègues du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de procéder à une enquête sur la crise de la listériose qui a entraîné le décès de 20 Canadiens l’été dernier.  Des recommandations sur la responsabilité en la matière et la façon d’éviter qu’une telle tragédie ne se répète sont nécessaires immédiatement.

Bien que le premier ministre ait finalement annoncé le nom de la personne chargée de l’enquête, comme il en avait fait la promesse en septembre dernier,  il ne lui a pas pour autant donné la latitude ni les pouvoirs nécessaires pour faire convenablement son travail.

Durant les mois qui se sont écoulés depuis la crise, les preuves se sont accumulées révélant que les systèmes de salubrité des aliments, d’inspection et d’exécution de la loi au Canada en sont arrivés au point de rupture.

Je peux vous assurer, vous et vos collègues du comité, que les affirmations du ministre selon lesquelles la Direction générale des aliments du Canada a bénéficié de 200 nouveaux postes sont fausses. Aucun inspecteur des aliments supplémentaire n’a été embauché par l’ACIA depuis bien avant cette crise. L’Agence ne dispose tout simplement pas de ressources suffisantes pour la salubrité des aliments ainsi que pour faire face à toutes ses autres responsabilités en vertu de son mandat.

Dans l’ensemble, les inspecteurs des viandes transformées qui travaillent pour l’ACIA sont responsables de quatre installations de transformation des viandes, soit deux fois la charge de travail réaliste. Ils sont par ailleurs « menottés » par un système au sein duquel l’industrie arrête ses propres politiques en matière de salubrité, lesquelles n’exigent pas que l’inspecteur soit avisé lorsque les tests de l’entreprise révèlent la présence d’une contamination bactérienne dans l’établissement.

Nous vous prions donc de demander au ministre et à ses hauts fonctionnaires de témoigner des mesures qu’ils ont prises durant la crise. En outre, nous exhortons le comité à convoquer le PDG de Maple Leaf, Michael McCain, pour qu’il explique ses mesures et autres décisions avant, pendant et après la crise. Par ailleurs, un grand nombre d’autres experts en la matière seraient en mesure de participer également à vos délibérations.

Dans le cadre de votre enquête, nous vous invitons à faire usage de tous les pouvoirs et privilèges que possède un comité de la Chambre des communes pour forcer des témoins à se présenter et à avancer des preuves, lesquels pouvoirs l’enquête du premier ministre pourrait bien ne pas avoir. »

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Pour renseignements : Jim Thompson 613-447-9592

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