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18 juin 2009
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

La commission sur la salubrité alimentaire appelle à la prudence face à la pénurie d’inspecteurs

Ottawa — Le rapport d’une commission parlementaire sur la sécurité alimentaire déposé en chambre ce matin reconnaît que le gouvernement fédéral devrait s’empresser de mettre en œuvre les recommandations relatives aux ressources consacrées à l’inspection des aliments, selon le Syndicat Agriculture – AFPC, qui représente les inspecteurs des aliments.

Après deux mois d’audiences publiques, le sous-comité parlementaire sur la salubrité des aliments a exprimé ses préoccupations face à la pénurie d’inspecteurs et à l’incapacité de l’ACIA de rendre compte avec précision du nombre d’inspecteurs des viandes et du temps qu’ils peuvent effectivement consacrer à leurs activités d’inspection.

Conséquemment, la commission a pressé le gouvernement fédéral « d’entreprendre un examen complet de toutes les ressources, incluant la formation, dont a besoin l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour exécuter et mettre en vigueur toutes ses tâches d’inspection des aliments, et que cet examen soit rendu public. »

« J’espère que le ministre Ritz va agir rapidement pour mettre en œuvre cette recommandation. La première étape essentielle consiste à corriger la pénurie d’inspecteurs, qui met en péril la sécurité des aliments et sape la confiance des consommateurs » dit Bob Kingston, président du Syndicat Agriculture – AFPC.

La commission a aussi demandé à l’ACIA de coopérer avec le Syndicat Agriculture « pour trouver les moyens et la technologie pour produire une évaluation précise et en temps réel des ressources d’inspection. »

« Le ministre Ritz et ses collègues du cabinet ont avant tout le droit à une information précise et à jour pour fonder leurs décisions d’allocations budgétaires. C’est une information que l’ACIA a été incapable de leur fournir, » constate Kingston.

Par exemple, le ministre Ritz a affirmé publiquement que 58 nouveaux inspecteurs des viandes avaient été embauchés en 2009, ce que l’ACIA a plus tard démenti devant le sous-comité parlementaire en écrivant que « de ces 57 ressources à temps plein ou ÉTP, aucune n’est consacrée à l’inspection des viandes. »

Les inquiétudes du sous-comité face aux ressources d’inspection résultent de témoignages et de faits mis en preuve incontournables :

Don Irons, un superviseur à l’inspection des viandes responsable de l’usine Maple Leaf de Toronto dont les produits ont tué 22 Canadiens l’an dernier a déclaré « ... nous étions à bout de ressources, en manque de tout... » dans les mois qui ont précédé la contamination.

Quand on lui a demandé si les choses ont changé, s’il a maintenant les ressources pour garantir que la nourriture que nous consommons est sécuritaire, M. Irons a répondu : « Non, je n’ai pas les ressources ».

Une note de breffage de l’ACIA a informé le ministre Ritz du fait que « le programme d’inspection fait face à des difficultés de charge de travail pour répondre aux exigences de livraison. »

Les inspecteurs à l’usine Maple Leaf de Bartor Road ne peuvent accorder que 15 minutes par jour à l’usine selon des feuilles de temps rendues publiques par l’ACIA.

La plupart des inspecteurs sont incapables de vérifier que les transformateurs d’aliments se conforment aux exigences de salubrité parce qu’ils ont trop d’usines à inspecter.

Le Syndicat Agriculture se réjouit de la nouvelle politique de l’ACIA sur la listéria et convient, avec les députés conservateurs membres du sous-comité, qu’il est important que les inspecteurs procèdent à leurs propres prélèvements pour détecter la présence de bactéries dans l’environnement des usines, mais avertit que pour accomplir ces nouvelles tâches, il faut de nouvelles ressources d’inspection. 

La commission a aussi recommandé des mesures destinées à ramener une certaine transparence dans l’industrie alimentaire, en réclamant le retour à la pratique qui consistait à rendre publics les rapports d’audit des usines de transformation de la viande, abandonnée en 2006. Cette recommandation est soutenue par le Syndicat Agriculture.

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Information : Jim Thompson 613-447-9592

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